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Comment investir dans des ETFs ?

Aujourd’hui, nous allons voir ce qu’est un ETF (Exchange Traded Funds) ou un tracker en bourse. Il s’agit d’un produit financier qui a pour but de répliquer un indice en bourse. Il existe par exemple des ETFs qui répliquent l’indice du CAC 40, du DAX40 ou encore du S&P500, pour n’en citer que quelques-uns.

Pourquoi investir dans des ETFs ?

Investir dans des ETFs permet également de profiter des performances de la bourse en investissant de manière passive.

De plus, les ETFs permettent de diversifier rapidement et simplement votre portefeuille boursier, car en passant un seul ordre, vous détenez directement ou indirectement plusieurs dizaines, voire centaines d’actions de sociétés différentes.

Le DICI

Avant de parler plus en détails des ETFs, je vous conseille vivement de toujours être vigilant quand vous investissez dans un ETF et de consulter le DICI (Document d’Information Clé pour l’Investisseur).

Ce document regroupe les informations les plus importantes comme le type de risque, les performances passées, le type de réplication ou encore les frais de gestion.

Les frais de gestion

Les frais de gestion doivent toujours être inférieurs à 1%, sinon c’est trop élevé. Vous trouverez aisément des ETFs avec des frais inférieurs à 1%. Personnellement, j’ai même déjà vu certains ETFs avec 0.06% de frais de gestion.

Ne sous-estimez pas les frais de gestion, car même si 1% reste relativement faible, sur le long terme, les frais peuvent vous grignoter une partie importante de votre rendement !

ETF capitalisant et distribuant

Il existe deux types d’ETFs. Les ETFs distribuant et capitalisant :

  • Dans le cas d’un ETF distribuant vous permet de percevoir les dividendes versés par les entreprises qui composent l’indice répliqué par l’ETF.
  • Dans le cas d’un ETF capitalisant, l’émetteur de l’ETF réinvestit directement les dividendes. Donc vous ne percevez pas de dividendes sur votre PEA ou CTO, mais la performance obtenue de cet ETF tient compte des dividendes réinvestis.

Pour choisir un type d’ETF ou un autre, cela dépend de ce que vous voulez faire de vos dividendes. Si vous comptiez de toute façon les réinvestir dans ce même ETF, un ETF capitalisant vous permettra d’avoir moins d’ordres à passer et d’automatiser votre investissement.

Par contre, si vous souhaitez réinvestir vos dividendes dans d’autres ETFs, actions ou encore dans d’autres classes d’investissements, un ETF distribuant vous conviendra mieux.

Maintenant, nous allons voir sans plus attendre les deux types de réplication qui existent pour les ETFs. En bourse, vous avez la possibilité d’investir des ETFs à réplication physique ou synthétique.

Réplication physique

La réplication physique totale

En investissant dans un ETF à réplication physique totale, vous détenez directement les actions des sociétés composant l’indice répliqué. L’ETF va acheter les mêmes titres que l’indice et dans les mêmes proportions. Il s’agit du mode de réplication le plus simple à comprendre et celui le plus utilisé.

La réplication physique partielle

Il existe également la réplication physique partielle, où l’ETF va acheter les mêmes titres que l’indice répliqué, mais cette fois-ci, l’ETF détient seulement les titres les plus représentatifs de l’indice. Si l’indice est en question est par exemple le CAC40, qui ne regroupe que 40 sociétés différentes ayant des actions très liquides (c’est-à-dire des actions beaucoup échangées et dont il est facile de s’en séparer), alors c’est facile à répliquer physiquement de façon totale.

À l’inverse, si l’indice est par exemple le RUSSEL 2000, vous avez cette fois-ci 2 000 sociétés détenues au sein de cet ETF. L’ETF va alors acheter que les titres des 1 000 premières sociétés de l’indice par exemple.

Le fait de répliquer partiellement l’indice va permettre d’avoir des performances plus ou moins similaires à l’indice de base, mais l’ETF aura beaucoup moins d’actions différentes à gérer et les frais de gestion seront en conséquences beaucoup plus faibles.

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Réplication synthétique

Pour un ETF à réplication synthétique, il va agir d’une manière différente que pour une réplication physique, car cet ETF va être en partie composé de swaps.

Qu’est-ce qu’un swap ?

Un swap est un contrat entre deux entités avec la première qui souhaite se protéger et la seconde qui vend sa protection.

Par exemple, une banque A veut se protéger de la baisse du cours potentielle d’une action qu’elle détient. Alors, pour se protéger, elle va passer un contrat avec une banque B, qui lui garantira de lui régler la différence si le cours de l’action baisse. Cependant, si le cours de l’action augmente alors ce sera l’entité A qui paiera la différence à l’entité B.

Les swaps de performance

Ainsi, un ETF peut investir dans un panier d’actions qui ne correspond pas forcément à celui de l’indice de référence. Mais comme cet ETF utilise un swap, alors il échange la performance de son panier d’actions avec la performance du panier d’actions de l’indice de référence.

Les ETFs synthétique utilisent donc des swaps de performance qui permettent de compenser les écarts de performance entre deux ETFs.

Le risque de contrepartie

Néanmoins, le risque d’un ETF à réplication synthétique comporte un risque de contrepartie. En effet, les ETFs UCITS (Undertakings for Collective Investments in Transferable Securities) sont limités à un swap maximum de 10% de l’actif total du fonds.

Pour ceux qui se demandent, UCITS est juste une directive européenne visant à harmoniser les marchés européens.

Ce qui veut dire que la perte maximale en cas de faillite de la contrepartie est de 10% au maximum. En pratique, le swap n‘atteint jamais les 10% au sein d’un ETF car les ETFs essaient d’avoir la proportion de swap la plus faible possible. Sachez que vous pouvez retrouver la valeur du swap sur la page de l’ETF ou dans le DICI.

Pour relativiser, sachez que les émetteurs des swaps sont des grandes banques d’investissement internationales, qui ont donc une probabilité très faible de faire faillite. De plus, les ETFs synthétiques souscrivent à des assurances pour couvrir le risque de contrepartie.

Le reste du fonds s’appelle le collatéral, c’est-à-dire un panier d’actions qui regroupent plusieurs titres, pouvant avoir ou pas un lien avec l’indice répliqué par l’ETF.

Par exemple, vous pouvez très bien investir dans un ETF sur le S&P500 réplication synthétique et cet ETF peut très bien avoir un panier d’actions européens ou encore asiatiques.

Que choisir entre les deux types de réplication ?

À ce stade de l’article, vous devez sûrement vous demander : “Pourquoi investir dans un ETF à réplication synthétique ?”

Investir dans le monde entier avec un PEA

Tout simplement car un ETF à réplication synthétique vous permettra d’investir dans des indices du monde entier avec un PEA. L’ETF est éligible au PEA car il est géré par une banque ou un gestionnaire d’actifs européen.

Un ETF vous permettra donc d’avoir un PEA bien diversifié géographiquement et avec des secteurs d’activités différents tout en profitant d’une exonération d’impôts sur le revenu.

Vous savez où votre argent est investi

Pour finir, l’avantage considérable de la réplication totale est que vous savez exactement où votre argent est investi. En effet, vous savez précisément dans quelles sociétés et dans quels secteurs d’activité vous investissez car l’indice suivi par l’ETF est répliqué parfaitement.

Tandis que pour un ETF à réplication synthétique, comme nous l’avons plus tôt dans l’article, votre argent peut être investi dans un secteur d’activité ou géographique qui n’a aucun rapport avec l’indice de référence, donc vous ne savez pas exactement où votre argent est investi.

J’espère que cet article vous aura aidé et vous aura été utile. Si vous avez des questions sur les ETFs, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires de l’article. Enfin, vous pouvez consulter un autre article où je vous aide à choisir le meilleur broker en ligne selon votre situation et vos envies d’investissement en bourse.

Source des Images : Pexels

Je précise que je ne suis pas reconnu comme un professionnel par l’État ou un organisme financier public mais je suis simplement un particulier qui partage ses connaissances, ses erreurs et réflexions dans le but de vous aider.

Tout investissement comporte des risques donc n’investissez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Lorsque vous décidez d’investir en ligne, il est important de bien se renseigner en amont et de croiser les sources.

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Logo Gwenn Rohart se lancer en bourse

Salut à toi et bienvenue sur mon blog, je m'appelle Gwenn Rohart et je suis un investisseur particulier en bourse.

Lorsque j'ai voulu me lancer en bourse, j'ai eu beaucoup de difficultés et d'hésitation au début. Mais comme je savais que ça valait le coup, je me suis accroché et je me suis formé par moi-même.

J'ai créé ce blog pour vous aider à vous lancer en bourse à votre tour. J'espère que mon contenu vous plaira et vous sera utile. Si c'est le cas, j'aurais atteint mon objectif d'aider un maximum de débutants à commencer à investir en bourse !

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